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Jeudi 9 juillet 2009

C'est creves, apres 11h de bus avec seulement 2 pauses pour filer aux toilettes et se degourdir les jambes !,que nous arriverons a Cuzco, heureusement nous avons reserve une chambre, pas besoin de courrir les hotels ce soir.
Situee a 3400m d'altitude, dans une magnifique vallee verdoyante, Cuzco est une tres belle ville coloniale. On comprend tres bien pourquoi elle avait ete choisie comme "capitale de l'Empire inca"... mais aussi malheureusement, comme 1ere cible de pillage par les conquistadores espagnols.  

Nous laisserons le temps aux manifestants de faire ce qu'ils ont a faire et profiterons de ces 2 jours de blocages pour decouvrir la ville : ses ruelles etroites et pavees, ses placettes toutes mimi, son architecture romantique (vieux balcons en bois sculptes)... mais aussi ses proches environs avec la visite de 4 sites archeologiques incas, etales sur une 20aine de kms, l'occasion d'une bonne journee de marche. 

Aujourd'hui, alors que la situation semble se calmer un peu, nous allons en profiter pour quitter Cuzco le temps d'une petite semaine, pour partir a la decouverte de la vallee des incas. En route pour Pisac, Ollantaytambo... et le Machu Picchu que bien sur nous avons hate de voir enfin de nos propres yeux, mais qui nous laisse un peu inquiets tout de meme face a l'afflux touristique qu'il suscite, esperons que cela ne nous gache pas notre plaisir...
 

Par Ju & Alex - Publié dans : PEROU
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Dimanche 5 juillet 2009

Il nous faudra 7h (au lieu des 5 annoncees) pour arriver a Arequipa. 1er bus peruvien dans des conditions pas terribles : voyage en partie de nuit (alors que c'est plutot deconseille a cause des vols, accidents ou autre debarquement d'hommes a mains armees pour devaliser les passagers), dans un bus bonde (y'en avait meme assis dans le couloir, mamie endormie sur mon accoudoir), le tout en ayant la sensation de baigner dans un mate de coca geant (souvenez-vous le "mate" cette fameuse boisson chaude que nous trainons depuis notre arrivee en Amerique du Sud) "grace" aux mamas assises devant nous qui ont insiste pour monter a bord leurs cabas remplis de feuilles de coca (c'est que ca prend de la place en + !).
Bref, c'est dans la nuit noire (vers 23h) que nous arriverons a la gare routiere d'Arequipa, avec 2 derniers defis a relever avant d'aller nous coucher : prendre un taxi (un vrai et non pas un "enleveur de gringos" comme nous en avertit le Guide du Routard - decidement si on ecoutait tous ses conseils, on ne voyagerait plus ;-) et trouver un hotel ouvert et dispo. Sur ces coups la, on s'en est plutot bien sorti !

Malgre ses 620 000 habitants (c'est la 2e plus grande ville du Perou), Arequipa a beaucoup de charme. Elle est surnommee la ville blanche a cause de ses nombreuses constructions en pierre de lave blanche. Car Arequipa est situee au pied de 3 gros volcans ; d'ailleurs "Arequipa" en Aymara signifie "l'endroit derriere la montagne pointue"...


Apres une journee passee a decouvrir, tranquillement, la ville nous repartons en excursion, a 200 kms de la (5h de bus !), direction le Canyon de Colca. Nous partons legers, en laissant les gros sacs a l'hotel car les jours a venir s'annoncent sportifs...

C'est toujours en compagnie de Celia et Julien, que nous suivons depuis Copacabana (ou bien ce sont eux qui nous suivent ? ;-), que nous partons donc en trek a la decouverte de ce magnifique canyon. 2e plus profond du monde, avec un denivele de 3200m, le canyon de Colca s'etend sur une 100aine de kms. Il se caracterise par ses milliers d'hectares de terrasses sculptees dans la montagne sur des pentes vertigineusement escarpees. Impressionnant, surtout quand on sait que ces realisations sont l'oeuvre de tribus indiennes 1000 ans + anciennes que les Incas !


1er jour = depart 11h pour 4h de descente jusqu'au fond du canyon, ou coule un rio. De 3200m d'altitude, nous passons a 2200m.
2e jour = depart 7h pour 2h de rude montee et un peu + de descente avec la traversee de hameaux (quelle idee d'habiter la ? pour se reapprovisionner ou tout simplement se rendre au village le + important du coin, il faut s'affliger une sacree seance de sport : ici, meme les mamas ont les mollets muscles ! bon ok, ils sont souvent aides par leurs mules mais tout de meme, il faut suivre !). Arrivee en debut d'apres-midi au fond du canyon dans un veritable oasis ou se sont installees quelques "hotels" avec piscine et nuit en bungalow (dodo sur un matelas pose sur une planche, elle-meme posee sur 4 pieux de bois, eux-memes plantes a meme la terre battue). 


3e jour = depart 6h30 pour la derniere ligne droite, et pas des moindres : 4h de grimpette, 1100m de denivele ! Dur dur, surtout qu'au terme du 2e jour de marche, l'etat general du groupe est plutot desastreux : Celia cumule un gros rhume et des ampoules aux pieds, quant a Julie elle a attrappe une sinusite-tracheite-laryngite+fievre (il faut dire que l'isolation des bungalows n'etait pas terrible : une serie de 3 tiges de bambou tous les 3 cms en guise de cloisons... meme si d'apres le docteur le temps d'incubation etant de 72h elle doit trainer ca depuis + longtemps). Malgre tout, les filles ont resiste et meme decline l'offre des nombreux muletiers qui leur proposaient une remontee + rapide.
Nos gambettes ont bien souffert (surtout dans les descentes !) mais c'est au niveau respiratoire, pour nos 2 malades en tous cas, que ca aura ete le + dur ! Mais, une fois de +, la beaute des paysages en valait bien la peine... 

                 On l'a fait cette fouttue ...bip... de grimpette


Retour sur Arequipa pour quelques jours de repos avant de partir vers Cusco et son celebre Machu Picchu...

Par Ju & Alex - Publié dans : PEROU
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Dimanche 5 juillet 2009

Bon ok, on aura vraiment retarde autant que possible notre depart de Bolivie. Mais voila, la curiosite etant un vilain defaut, nous avons franchi la frontiere peruvienne pour attaquer notre derniere ligne droite et dernier mois de vadrouille.

Premiere etape de notre sejour au Perou : Puno, de l´autre cote du lac Titicaca par rapport a Copacabana. Et l´on ne peut pas dire que l´entree en matiere soit fantastique : c´est une ville sans charme, autant le dire, mais nous sommes ici pour visiter les iles environnantes ("encore !" allez vous dire). Nous ne sommes meme pas encore descendu du bus, qu´un homme nous accoste pour nous proposer son hotel. Nous n´aimons pas vraiment ces methodes mais le prix propose nous convient et puis ca ne coute rien d´y jeter un oeil : "Mouais pas mal mais trop sombre", pas de probleme, le bonhomme a un 2eme hotel au meme prix et la : banco ! chambre tout confort et douche chaude. Le revers de la medaille, c´est que le proprietaire ne nous lachera pas pour nous vendre ses excursions car il possede egalement une agence de voyage. Toujours accompagnes de Celia et Julien (ou plutot Francis Perrin - Alex a trouve un copain ;-), on ira d´abord se renseigner sur les tarifs si l´on fait les excursions par nous meme, et l´on se rend compte que c´est kif kif bourricot ! On s´organise donc une petite viree jusqu´au cimetiere inca de Sullistani (pour info, les privilegies de l´epoque venaient se faire enterrer ici pour se rapprocher du ciel sous des tombeaux en forme de tour pouvant atteindre 12m de haut).


L´avantage de tout ca, c´est que l´on arrivera bien avant les groupes de touristes dans ces paysages de toute beaute et d´une quietude incroyable. Les bus de touristes arrivant, il est temps pour nous de retourner sur Puno mais avant, notre taxi nous arretera devant une maison typique de la region ou une gentille famille nous fera decouvrir son mode de vie entre la culture de pommes de terre (il en existe + de 1000 sortes au Perou, soit disant... enfin, on veut bien les croir, on nous en sert a chaque repas !), l´elevage de moutons et le tissage de textile.Bien interessant tout ca. De retour a l´hotel, on nous harcele a nouveau pour l´excursion sur les iles, et l´on craquera finalement... a notre grand regret !

Au programme de la journee du lendemain : visite des iles Uros apres 1h30 de bateau d´une lenteur incroyable, puis a nouveau 3h sur ce meme bateau vers l´ile d´Amantani ou l´on passera la nuit, et enfin traversee de l´ile de Taquile avant de se retaper 4h de bateau vers la terre ferme. Le programme a l´air allechant...
C'est la que commence ce que nous appelons "l´experience". A peine installes dans notre bateau tortue, un peruvien vient nous jouer un petit air de flute de pan avant de nous demander la propina (la petite piece quoi). Des le depart, ca sent le plan "gringos". Effectivement, arrives sur les iles Uros, la mise en scene speciale "gringos" commence (il faut savoir que la derniere veritable habitante Uros est decedee en 1959 et que desormais, ne vivent sur ces iles que des personnes trop pauvres pour vivre sur le continent mais qui ont bien compris l´interet economique de la chose). Etrange sentiment que de se retrouver coinces sur 10m2 avec autour de nous les familles installees derrieres leurs echoppes, puis le guide tentera de nous forcer a monter sur l´embarcation traditionnelle faite de roseaux tresses, la totora, (moyennant legere contribution bien entendu) accompagnes par la chanson "Vamos a la playa" entonnee par les femmes de l´ile (ah bon c´est typique tout ca ?!), peine perdue pour lui, en bons francais crevards nous prefererons rester sur l´ile attendant que le manege prenne fin.


Allez, on reprend la mer, direction l´ile d´Amantani, mais deja dans notre petit groupe on commence a regretter d'avoir pris cette excursion. Arrives a destination, on nous attribue notre famille d´accueil (un peu l'impression de retourner 20 ans en arriere - la vache, tant que ca ? - lors des echanges scolaires en Angleterre) qui nous consignera dans notre chambre en attendant le dejeuner (bon on aura quand meme l´occasion de se boire une petite mousse en patientant).


On nous avait prevenu que ca serait vraiment basique mais bizarrement, nous on trouvera le logement plutot confortable. Bref, apres un almuerzo compose d´une soupe puis d´un plat a base de Oca (tubercule particulierement pas terrible il faut bien l´avouer), on nous renvoie dans nos penattes (y´a-t-il quelquechose que l´on voudrait nous cacher sur cette ile ?) ! Tant pis, on decide de s´echapper histoire de se ballader tranquillement avant de rejoindre notre groupe pour assister au coucher du soleil, au Temple de la Pachamama (encore elle !) au sommet de l'ile.


 De retour chez Miguel (le chef de famille qui nous a gentillement accueilli chez lui et nous l´en remercions pour cela), petite surprise apres le souper, on nous apporte des tenues traditionnelles pour participer a la fete qui s´organise ce soir (vu le flot de touristes quotidien, ils doivent souvent faire la fete ici ! euh comment on fait pour venir vivre ici ?). Panchos pour les hommes et jupes et chemises traditionnelles pour les femmes (qu´il est bon d´etre un homme !). Chouette ! avec tres peu d´imagination, on se prendrait pour des touristes americains heureux d´assister au folklore local. Personnellement, tout cela m´attriste un peu mais il faut bien comprendre que la vie sur cette ile est difficile et c´est pourquoi avant de quitter notre famille d´accueil nous leur offrirons ce que nous avons sous la main, c´est a dire feuilles de coca et des bougies (il n´y a pas d´electricite sur l´ile).

                  Miguel et ses 2 femmes 
(bon ok on a l'air un peu coincees mais faut voir comment Miguel
nous a arnache, il nous a ligote comme des gigots ;-)

Allez, on attaque notre derniere etape : l'ile de Taquile, en esperant sortir du traquenard a touristes. C´est bien notre derniere etape qui nous plaira le plus, on y serait bien restes pour la nuit, malheureusement nous ne sommes pas libres et mise a part la traversee de l´ile, on ne nous propose rien de mieux. Une nouvelle fois, on s´echappera du groupe (c´est Prison Break cette excursion !) pour aller dejeuner dans un ptit resto vue sur le lac (resto non choisi par le guide et moins cher aussi !).
Ouf, le calvaire (enfin j´exagere un peu) prend fin, enfin presque... A l´arrivee au port de Puno, on nous confirme le blocage des routes prevu le lendemain ce qui nous laisse a peine le temps de recuperer nos sacs a dos et de sauter dans le prochain bus pour Arequipa car on n'a vraiment pas envie de rester dans cette ville. Derniere petite misere en arrivant a l´hotel pour recuperer nos "backpacks" : la reception ne veut rien savoir et nous demande une compensation pecuniaire pour la reservation que nous n´honnorerons pas ce soir-la. Apres quelques minutes a tenter de negocier puis a finir par menacer d'appeler la police, l´hotelier finira par ceder (on est vraiment devenu crevards mais dans ces conditions...). Vite taxi, au terminal de bus et que ca saute (chauffeur si t´es champion...).
Timing parfait, juste le temps d´acheter les billets et de quoi grignoter sur la route, qu´il est temps de dire au revoir a Puno. Mon Dieu, la Bolivie nous manque deja !!!
La morale de cette histoire : plus jamais d´excursion en groupe ! On prefere, et de loin, la liberte de nos mouvements. Mais rassurez vous, ce periple n´a pas ete des plus horribles, mais ce n´est definitivement pas notre truc.

La suite au prochain episode...

Par Ju & Alex - Publié dans : PEROU
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Dimanche 28 juin 2009
Bien arrives au perou ce matin, pour le moment difficile de se rendre compte que l'on a change de pays...
Revenons sur notre sejour bolivien...

27.05 - 27.06.2009

La Bolivie, le pays ou rien n'est sur mais ou tout est possible ! 
Un petit gout d'Inde aussi, par son cote "grand n'importe quoi" et sa (des)organisation, ses marches colores et vivants, les stands ambulants partout dans les rues vendant de tout et n'importe quoi et surtout de la bouffe a toute heure de la journee et pour 3 fois rien.
La Bolivie est un pays encore tres authentique : les femmes en tenue traditionnelle avec leurs grandes nattes et le bebe dans le dos enveloppe dans leur aguayo (celebre tissu raye et bariole), les coutumes de la terre-mere Pachamama encore tres presentes.
Un pays qui avance aussi, grace a Evo Morales, 1er president indigene adore par une majorite de boliviens (sauf a l'est du pays, dans les contrees favorisees, ou on voit d'un mauvais oeil cet homme de couleur parvenu au pouvoir). Evo M. c'est l'ecole pour tous, la sante gratuite... Mais aussi une nouvelle constitution recemment votee qui promet bien des changements et notamment la fin des inegalites. De biens beaux ideaux, qui ne sont pas du gout de tous bien sur, mais le peuple y croit. Seulement, le mandat d'Evo Morales se termine l'an prochain ; qu'adviendra-t-il de ce beau projet ?...
Nous tenions egalement a preciser que, quoiqu'on en dise et qu'on en pense depuis l'Europe, la Bolivie est un pays sur pour nous voyageurs et plutot stable (ils ont tout de meme 25 ans de democratie derriere eux).
  
Notre itineraire = Uyuni par le salar, Potosi, Sucre, les villages Jalq'a, La Higuera, Cochabamba et les villages alentours (souvenez-vous, notre 1ere degustation chicha !), La Paz, Coroico, Copacabana, la isla del sol.

Nos coups de coeur = Un peuple accueillant, chaleureux, sympathique, toujours pret a faire la fete - et a descendre des litres de biere - au moindre pretexte (anniversaire d'une rue, bapteme de voiture...)... toujours pret a aider aussi (et gratuitement en + ;-) clin d'oeil a nos amis indiens). Des paysages parmi les + beaux de notre periple (desert de sel, de roches, forets, villages traditionnels, villes modernes, ile mediterraneenne) et notamment la traversee du sud-lipez pour passer du Chili a Uyuni. Nos excursions hors sentiers battus qui nous ont offert nos + belles rencontres (sacree Ernestine !).

Nos petites deceptions = mis a part notre 1er "vol" depuis le debut du voyage (notre tel portable), nos regrets ne se porteront que sur les regions que nous n'avons pas eu l'occasion de decouvrir : l'Amazonie (par manque de temps et de traitement anti-palu) et les alentours de La Paz (avec un ptit trek dans la cordilliere royale par exemple ! un peu trop cher, sans compter qu'il y a encore le Perou derriere !).

C'est le coeur gros que nous quittons la Bolivie (apres y avoir passe 1 jour et 1 nuit de + que prevu a cause des blocages de routes au Perou). Au lieu d'etre decus de ne pas pouvoir acheter nos billets de bus pour le Perou, c'est comme "soulages" que nous sommes ressortis de la billetterie... Une excuse pour prolonger, encore un peu, nos derniers instants boliviens ;-) avec l'envie d'y revenir un jour, en esperant qu'elle aura su rester authentique...

Par Ju & Alex - Publié dans : BOLIVIE
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Vendredi 26 juin 2009

Les 3h de route de La Paz a Copacabana nous mettront deja dans l'ambiance : fini le tumulte de la capitale, la pollution et les klaxons, a nous la quietude et la douceur de vivre qu'inspirent les paysages vers lesquels nous nous dirigeons. D'abord cette immense etendue d'eau bleue azur, le celebre lac Titicaca (dont les 8340 kms2 et les 3812m d'altitude en font le lac naviguable le plus haut du monde - on a l'impression de faire pleins de trucs "les + hauts du monde" en ce moment ;-) et puis, en toile de fond, la cordilliere royale et ses sommets enneiges = a vous couper le souffle (au sens propre comme au figure d'ailleurs !). A mi-chemin, on devra traverser un detroit du lac : les passagers grimperont a bord d'une barque a moteur tandis que le bus, lui, naviguera sur un "bac" ou disons plutot une grande planche de bois (seules quelques mamas resteront a bord, flemmardes ou habituees au voyage ?).


Copacabana est une petite ville charmante, blottie dans une peninsule au bord du Titicaca. Nous en ferons le tour assez rapidement : sa jolie cathedrale toute retapee a l'occasion d'une visite de Jean Paul II (sur le parvis, nous assisterons par hasard a un rituel frequent ici : le bapteme de vehicule. Les gens viennent faire asperger d'eau benite leur nouvelle voiture ou, a defaut, une maquette de celle qu'il desirerait posseder, afin d'etre protege par la bonne etoile), son bord de lac avec les paillotes qui vous servent la specialite locale (la truite) a toutes les sauces, la rangee de pedalos qui attendent les touristes, son calvaire haut perche sur une colline qui surplombe la ville (panorama a couper le souffle, encore une fois, voyez par vous-meme)...


Copacabana, c'est aussi la base ideale pour se rendre sur l´ile du soleil, a 2h de bateau. Alors, allons-y ! C'est en compagnie de Celia et Julien (rencontres a La Paz et retrouves ici) que nous arpentrons en long et en large les sentiers de cette magnifique ile qui a des petits airs d'ile mediterraneenne, voire grecque meme, osons la comparaison ! Les fleurs et les arbres contrastent avec un environnement plutot aride, les falaises plongent a pic dans le lac, les petites criques ou on irait bien faire une petite pause-sieste si seulement il ne fallait pas tout remonter apres (mine de rien, on est a 4000m et meme si on a souvent tendance a l'oublier, notre respiration se charge de nous le rappeler !). Sur l'ile, quelques vestiges incas sont encore presents, bien que pas mal abimes. Il y regne une atmosphere hors du temps, entre les anciens qui ne parlent que l'aymara, les anes (bientot + nombreux que les habitants) qui sont ici les uniques moyens de transport, les lamas, moutons et autres cochons (attention, la on n'approche pas pour caresser !)...


Bref, on s'y sent bien, tout simplement. On se posera le soir venu dans un petit hotel sur les hauteurs du village Yumani : rien de tel qu'une petite biere apres l'effort (parait que ca limite les courbatures - meme mon père le dit, et le fait, apres une rando velo ;-) face a un paysage de reve, sous les couleurs du soleil couchant, sensation d'etre seuls au monde (d'autant + que la plupart des touristes se contentent d'un aller-retour dans la journee).


Fideles a notre habitude (= fuir les hordes de touristes), nous reprenons des le lendemain matin notre marche sur l'ile a la recherche d'une embarcation pour nous ramener sur le continent : mais au village de Yampupata et non pas a Copacabana puisque c'est a pied que nous comptons y rentrer. Nous trouvons enfin une barque, et son proprietaire rameur, qui nous proposera la traversee pour un prix interessant. La 1ere barque ou nous grimperons prenant l'eau de toute part, notre rameur nous propose de prendre plutot son bateau a moteur (+ cher bien sur) mais celui-ci refusant de demarrer, c'est a bord d'une nouvelle barque que nous le verrons revenir nous chercher sur le ponton. Bref, l'aventure bolivienne continue...



C'est parti pour 30 mins de traversee a la rame, et les gars retrousseront leurs manches pour participer a l'effort (toujours a 4000m rappelons-le !). Une fois les pieds sur la terre ferme, c'est parti pour 6h de marche a travers de magnifiques paysages et des villages pre-hispaniques etonnement bien conserves. Encore une fois, apres l'effort, le reconfort autour d'une bonne mousse bien fraiche (ce n'est pas parce qu'on se retrouve a l'autre bout du monde qu'on va s'en priver ;-)

Et voila, il est temps pour nous de songer a notre depart pour le Perou... Sauf que voila : le Perou est en pleine greve generale suite a la tentative de l'Etat de vendre les terres des indigenes a de grands groupes petroliers. En bref, nous voila "obliges" de patienter une journee de + a Copacabana, en attendant de savoir quand nous pourrons prendre notre bus et, avouons le, ce n'est pas pour nous deplaire d'autant + qu'une bonne nuit de sommeil, apres ces 2 jours de marche, ne sera pas du luxe !
La Bolivie voudrait-elle nous garder un peu + longtemps... ;-)

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PS : rien a voir avec Copacabana ni avec l'ile du soleil, mais juste un ptit message a ceux qui nous lisent et nous postent des commentaires = CESSEZ DES A PRESENT tous ces compliments sur les cheveux d'Alex, il devient dur a supporter et s'en vante a longueur de journee !
Nan j'rigole, en fait il en a meme un peu marre, c'est definitivement pas son truc !

Par Ju & Alex - Publié dans : BOLIVIE
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Lundi 22 juin 2009

Apres 3 jours au bon air pur, nous voila de retour a la capitale. Nous sommes le 20 juin, et qu'y a-t-il le 20.06, ou plutot le 21 ? Pour vous, c'etait la fete de la musique (ici, il y avait bien quelques concerts organises par l'Alliance Francaise mais rien de bien excitant) ou encore l'arrivee de l'ete (on sort les shorts et les tongs)... De notre cote, on apprendra en rentrant a l'hotel qu'une grande fete se prepare sur le site de l'ethnie Aymara a Tiwanaku (a une 100aine de kms de La Paz). Les boliviens, mais aussi (malheureusement) une horde de touristes, viennent y attendre le lever du soleil et celebrer ainsi le solstice d'ete qui marque le retour du soleil, et avec lui le debut d'un nouveau cycle agricole, mais aussi et surtout le nouvel an Aymara ; ce WE ils sont passes en 5517 !

         Sans transition : "petit" marche (de quelques kms carres)
                        du dimanche sur les hauteurs de La Paz

Bref, tout ca pour dire que finalement, apres moultes tergiversations, nous avons decide de ne pas y aller. Les prix affiches par les agences de tourisme pour s'y rendre nous ont un peu calme mais aussi la peur de tomber dans un "truc a touristes". Nos craintes s'avereront verifiees par les retours des gens qui y sont alles, pas de regret donc !
Pas de nouvel an Aymara pour nous donc, ni de fete de la musique, alors nous decidons de sortir dans un bar qui organise des concerts le samedi soir... on le trouvera ferme (et oui, le Guide du routard a parfois quelques wagons de retard). En route, nous passerons devant un theatre ou la foule se presse pour entrer : le spectacle va commencer. Une dame nous propose les derniers billets, ma foi pourquoi pas de toute facon on n'a pas d'autre plan pour ce soir. Mais au fait, on va voir quoi la ? "Un paseo por Broadway" : les + celebres comedies musicales reprises et mises en scene par une troupe de jeunes boliviens tres douee ! Une bonne soiree improvisee et en musique en + !
Dans la foulee, on partira a la recherche d'un bar, pas trop loin de notre hotel si possible (parait qu'il fait pas bon trainer tard dans les rues)... on atterrira dans un bistrot populaire qui, a cette heure la (23h30), s'est transforme en piste de danse. Ambiance a son comble et public alcoolise a souhait, hommes comme femmes, de tous ages, mais rien qu'a la biere : la Huari a un succes fou ici ! Vu l'heure qu'il est, meme en y mettant toute notre bonne volonte, nous n'arriverons pas a rattrapper notre retard... nous nous contenterons donc d'une biere avant d'aller sagement nous coucher.
(desoles, pas de photo de cette soiree, mais on sort leger quand on sait qu'on rentrera dans la nuit ;-)

Vous l'aurez compris, les boliviens ont le gout de la fete (et de la biere ;-). Nous le constaterons une nouvelle fois le lendemain en nous balladant au fil des rues. On tombera par hasard sur une fete : l'anniversaire d'une rue (si on a bien compris). Les gens se sont mis sur leur 31, il y a plein de decos accrochees sur les facades, meme la fanfare a ete conviee ! Une nouvelle fois, 2 gringos (surtout 1 grand blond) ne passeront pas inapercus dans cette foule et on se fera harponner par un petit groupe pour trinquer avec eux ; y'a pas d'heure pour boire une biere ici (quand meme, a 10h du mat, apres le ptit dej c'est un peu rude non ?). Enfin la, on n'avait pas le choix ;-)


On aura du mal a s'extirper de la, surtout que l'une des femmes avait particulierement craque sur Alex, ou plutot sur sa chevelure. Un peu + tard dans la journee, j'ai a nouveau failli abandonner Alex, dans une boutique d'artisanat, ou un ptit garcon d'1 an et demi s'est accroche a sa jambe pour ne plus le lacher (peut-etre un stratageme appris par ses parents pour forcer la vente ?). Je vous dit, je vais finir par le laisser a La Paz, les gens ici l'aiment bien. Comme tous les coiffeurs de notre rue (souvent dans les villes, les rues sont organisees par profession : la rue des avocats, des bouchers, des ferrailleurs...). Des qu'on met le nez dehors, ca ne rate pas ; devant chaque boutique Alex se fait interpeller "Hey, mister !"... ils finiront par l'avoir a l'usage, mais pour la barbe seulement, les cheveux il s'est jure de ne pas y toucher avant notre retour (et puis ca serait domage vu le succes que ca lui rapporte ;-)

                  Don't touch my rouflaquettes por favor !

La Paz, malgre ses mauvais cotes de capitale (circulation intense, pollution, bruit), nous aura bien plu. Sans doute grace a la gentillesse de ses habitants, qualite que l'on peut generaliser a tout le pays d'ailleurs. Non vraiment, nous allons quitter le coeur gros ce pays si attachant... Enfin, nous n'y sommes pas encore tout a fait, nous partons des demain pour notre avant derniere etape bolivienne : Copacabana, un nom qui fait rever, non ?
Par Ju & Alex - Publié dans : BOLIVIE
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Samedi 20 juin 2009

Malgre un retard au depart du bus, nous arriverons a l´heure a La Paz (on vous le dit, la Bolivie est le pays ou l´impossible devient possible !). Malheureusement pour nous, nous sommes debarques loin de tout, dans les hauteurs de la ville ou si vous preferez dans les quartiers infrequentables, a cause d´une manifestation contre le prix du bus (trop cher a 1.5 bol, les gens le veulent a 1 bol, en gros 0.10 centimes d´euros au lieu de 0.15). Un peu perdus, nous nous laisserons guider par un jeune colombien qui connait bien la Paz et qui lui aussi cherche a regagner le centre ville (tres propre sur lui - plus que nous d'ailleurs - apres reflexion peut-etre n'est-il pas, comme nous, en voyage touristique mais plutot en voyage "d'affaire", il voudra meme nous payer le taxi... mefiance, un narcotraficant ?). Nous profiterons de la maree humaine pour passer inapercus (enfin presque...), en tous cas ca a fait bien rire les locaux de voir des gringos bloques la avec leur gros sac a dos : "Bienvenidos a La Paz !"


Notre premiere impression de la capitale nous fait voyager dans le temps... car cette ville tentaculaire nous fait penser a Amman (souvenir, souvenir). Bref, apres une marche au pas de course pour doubler le cortege et choper un minibus pour le centre ville, nous arriverons a notre hotel et pourrons enfin commencer notre journee "corvees" avec, entre autres, la confirmation de notre vol retour vers la France. Et la, grosse surprise a l´agence Iberia, on nous demande de payer pour confirmer notre vol (alors celle la, on ne nous l´avait jamais faite !). Tant pis, on ne confirme pas et s´il le faut, on ne rentrera pas, tralalala ! Nous prenons quand meme le temps de flaner dans cette cite gigantesque, grouillante et debordante de vie. Sa situation en fait une veritable curiosite : etagee entre 3200m et 4000m, engouffree dans un canyon, entouree de montagnes et de pics enneiges... Quant au centre ville, il grouille de voitures, de mini-bus dont l'assistant du chauffeur hurle les destinations par la fenetre, de vendeurs ambulants ("empanadas, humitas, gelatinas ! etc"). Il est aussi assez hallucinant (d'essayer) de marcher dans ses rues pentues et pavees, en esquivant les voitures, et d'apercevoir de temps a autre une vieille maison de style colonial, coincee entre 2 tours modernes... une resistance au temps qui passe...  


... Et dieu sait que le temps passe vite ici ; alors nous decidons de changer d´air, mais rassurez vous nous reviendrons tres vite. En effet, nous voila partis pour la descente du camino de la muerte (= route de la mort) en VTT.  Reconnue officiellement comme telle jusqu´en 2005 (date a laquelle une nouvelle route plus fiable a ete construite) cette piste de haute montagne, a peine plus large qu´une voiture et bordee de precipices vertigineux (1 km par endroit), autorisait la circulation en double sens : imaginez quand 2 camions se croisaient (on peut d'ailleurs en apercevoir quelques carcasses au fond du gouffre), brrrrr...

      Meme po peur !

Mais quel plaisir de devaler les 70 kms de piste (nous faisant passer de 4700m d'altitude a 1700m !). Alex accroche a la roue du guide qui ouvre la voie (notez la difference de style entre le guide, tout en glissade, et Alex toutes fesses serrees)... et Julie, un peu + loin derriere, quelque peu handicapee par ses petites mains avec lesquelles elle peinera a agripper la poignee de freins (et vous l'aurez compris, sur cette route, les freins c'est la vie !). Mais bon, on s'en sortira tous les 2 vivants et, au-dela de l'aspect sportif, ce sont de superbes paysages qui ont deroule sous nos yeux : "admirez, mais sans vous deconcentrer de la route" dit le guide, il est drole lui ;-)

               En partant de la droite : Ju = 3e et Alex = 4e

A la difference des autres membres du groupe, nous decidons de rester a Coroico, terminus de notre expedition. Ici, nous profiterons d'un climat tropical (a la difference de La Paz qui, rappelons-le est la capitale la + haute du monde avec ses 4000m d'altitude). On nous avait decrit ce village comme "un coin de farniente", mais nous la farniente, on ne connait pas, alors on s'enchaine les randos. Et comme nous sommes en pleine cordilliere, ca monte (et ca descend) severe, sans arret (Brice tu aurais encore rale). Nous aurons egalement l'occasion de traverser un village afro ou vivent les descendants des esclaves "appeles" au secours pour travailler dans les mines de Potosi (la celebre controverse de Valladolid ayant reconnu une ame aux indiens, il fallait bien trouver d'autres "sous-hommes"). Ce peuple est par la suite venu s'installer dans la region et aujourd'hui, tout le monde vit en harmonie, les cultures se melangeant : la musique afro fait danser les boliviens, et les mamas noires portent le borsalino (chapeau melon qu'arborent les boliviennes et dont tout le monde se demande comment il fait pour tenir sur la tete ;-)


A la fin de la rando VTT, Julie avait mal aux muscles des avant-bras, et maintenant  on a tous les 2 mal aux cuisses ! Mais on ne regrette pas, Coroico est un petit coin de nature charmant, entoure de plantations de cafe, coca, bananes et oranges (les fruits cueillis a meme les arbres au long des randos, c'est pas royal ca ? et en + ils sont exquis). Et encore une fois, nous avons pu constater la gentillesse des gens du coin, toujours prets a tailler la bavette et a nous indiquer notre chemin (meme si on avoue s'etre perdus, mais c'est ca la Bolivie, on adore...).


Voila, il est temps pour nous de plier bagages et de retourner a La Paz.
A ce jour, on hesite pleinement a prolonger notre sejour en Bolivie tellement on s'y sent bien, meme si cela signifierait "rogner" sur le Perou... affaire a suivre... 
Par Ju & Alex - Publié dans : BOLIVIE
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Mardi 16 juin 2009

La plupart des voyageurs rencontres en Bolivie nous avait conseille de tracer notre route vers La Paz et de ne pas nous arreter a Cochabamba. Ville moche, sans interet et "craignos" a cause des bandes de gamins orphelins qui s'en prennent aux touristes.
Ajoutez a cela les conditions dans lesquelles on y est arrives, forcement ca donne pas envie... Notre 2e bus de nuit bolivien (Vallegrande - Cochabamba) etait beaucoup moins confort que le 1er : serres, frigorifies et reveilles par les frequents et longs arrets de notre chauffeur pour aller boire un verre ou un cafe, on ne sait pas trop. A 5h30 du mat, nous voila debarques on ne sait ou dans la ville mais en tous cas pas au vrai terminal de bus. Dehors, devant des hangars, des gens dorment a terre sous des baches, d'autres attendent un bus assis au milieu de leurs colis et cabas, c'est crade... on a l'impression d'avoir ete teletransportes en Inde ! Dans tout ce bazar, on parvient a grimper dans un taxi (qui en a l'air d'un, car la encore on nous a prevenu des arnaques et autres enlevements de touristes : sympa !) = "a donde se van ?" (= ou allez vous ?)... 1) on reste = trouver 1 hotel ou 2) on repart illico = direction le terminal de bus. Pas de precipitation, direction le terminal de bus ou l'on trouvera un cafe histoire de se poser et de reflechir au chaud. Apres conciliabule, on se decide a donner sa chance a Cochabamba et partons a la recherche d'un hotel ou, a peine 5 min apres avoir pris possession de la chambre, nous nous ecroulerons sur le lit...

En dehors de la place principale, qui garde un air colonial comme partout dans les villes boliviennes, la ville n'a rien d'exceptionnel, c'est vrai. Mais il y regne une atmosphere que l'on n'avait pas retrouve depuis bien longtemps... depuis l'Inde en fait !?!? Et ma foi, ca n'est pas desagreable !


APARTE : voila, c'est le moment ! Cela faisait un bout de temps que l'on voulait vous en parler mais on n'avait pas trouve le bon moment. On tenait a publier un MEA CULPA TO INDIA... Quand on relit nos articles sur ce pays et quand on repense a tout ce que l'on a pu en dire lorsqu'on y etait, ou meme en le quittant ("plus jamais !"), ou encore 2-3 mois apres, on se dit qu'on y a ete un peu fort. Peut-etre est-ce "l'effet India" ; une reaction violente de rejet total tellement tout ce que l'on prend dans la figure la-bas est inattendu et tout bonnement incroyable. Et puis, peu a peu, avec le recul, des images, des odeurs, des ambiances nous reviennent et la, vous commencez a ressentir comme un manque et vous vous surprennez a dire "ah, tu te souviens en Inde....... c'etait quand meme chouette !".

Bon voila, on va pas s'etaler sur le sujet d'autant plus que ce que l'on ressent n'est pas evident a retranscrire mais on tenait quand meme a essayer. Voila, c'est fait, fin de l'aparte, revenons-en a nos moutons...

Cochabamba : son marche immense (a la dimension d'un quartier entier), la vue incroyable depuis le mont ou s'eleve la statue du Cristo de la Concordia (33m de haut, 1m/annee)...

et sa chicha (boisson regionale, alcoolisee mais qui n'en a pas l'air, a base de mais violet, agrementee de canelle, clou de girofle et autres secrets de confection) a laquelle nous avons fait honneur !

molo sur la chicha Alex !

Car justement, le WE ou nous etions dans le coin, se deroulait dans le petit village de Tarata la 4e Fete de la chicha et du chorizo !

hummm le bon chorizo !

On devait etre les seuls gringos de la fete, mais quelle ambiance ! Le tout, c'est de savoir s'arreter de boire mais ca, le bolivien, il sait pas ! Comme ce type un peu trop emmeche qui partagera avec nous le taxi du retour vers Cochabamba et qui se rendra compte au bout de 10 min, en tournant la tete, qu'il y a 2 gringos dans la voiture, et ca l'a fait bien marrer, il aura du mal a s'en remettre !

Bref, nous sommes contents d'avoir pu nous faire notre propre idee de Cochabamba, de sa region et de ses habitants. Nous sommes desormais prets a affronter la capitale : direction La Paz.  


Par Ju & Alex - Publié dans : BOLIVIE
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Samedi 13 juin 2009

17h : nous quittons Sucre a bord d'un bus cama (ou les sieges sont censes s'allonger quasi a l'horizontal) de la compagnie "Copacabana", un peu vieillot certes mais il a l'air de rouler... Nous ne dormirons de toute facon que tres peu, et par intermittence, puisqu'a chaque arret on s'efforcera de jeter un oeil par la fenetre (Ju : je savais que j'aurais du me mettre cote couloir) histoire de verifier qu'on ne sorte pas "par erreur" nos sacs des soutes ; il faut dire que depuis notre arrivee en Bolivie, on en a entendu des histoires... C'est lors d'un de ces "tours de garde" que j'apercevrais un homme penetrer dans la soute du bus... mais pas en ressortir : un fouilleur de bagages ou tout simplement un passager sans le sou, allez savoir... quoi qu'il en soit, ca nous a surpris 5 min mais apres tout, on est en Bolivie et on constate jour apres jour que tout est possible ici (un petit air d'Inde on vous dit !).
Nous etions partis pour aller jusqu'a Santa Cruz (terminus, arrivee prevue vers 8h du mat) quand le type qui nous a vendu les billets nous conseille, pour rejoindre de maniere + directe La Higuera, de descendre au village de Mataral (arrivee prevue vers 2h du mat) d'ou nous trouverons "sans souci" des bus "meme a 2h du mat, si si !".
On ne peut pourtant pas dire qu'on etait novices en matiere d'organisation et de temps de trajet boliviens. Mais cette solution nous economisant 10h de bus, pourquoi pas !
C'est ainsi que le bus nous debarque avec un peu de retard (4h du mat) a Mataral. Chose rassurante, nous ne sommes pas seuls : une mamie attend deja assise sur un banc depuis 2h ; nous prendrons place a ses cotes.

 
Le jour se leve... toujours pas de bus a l'horizon... quelques voitures nous passeront devant sans s'arreter malgre les cris et les sprints de mamie qui en a marre d'attendre (nous aussi !). Finalement, vers 8h on sera embarque par un type, moyennant quelques bolivianos bien sur. Une heure + tard, nous arrivons a Vallegrande ou nous trouverons assez vite un autre moyen de locomotion (un camion) pour nous rapprocher encore un peu + de notre but. 60 kms et 3h + tard, nous arrivons a Pucara, village fantome ou nous patienterons 2 bonnes heure avant de trouver un vehicule qui voudra bien nous emmener jusqu'a La Higuera (a 15 kms de la) pour un prix raisonnable contrairement aux propositions indecentes que nous avons refuse avant (et oui, ici ca se paye d'avoir une tete de "gringo").

22h apres avoir quitte Sucre, nous voila enfin arrives au hameau de La Higuera. Nous sommes accueillis par Ivanna, jeune femme bolivienne qui travaille dans la guesthouse "la casa del telegrafista" tenue par un couple de francais ! L'endroit est un veritable havre de paix, on a l'impresion d'etre au bout du bout du monde tellement le chemin parcouru pour y arriver nous a semble interminable. Nous passerons l'apres-midi allonges dans une chaise longue, au soleil, a bouquiner et sommeiller, bref a nous remettre du trajet. 


Les paysages ont change : nous ne sommes plus qu'a quelques encablures de la foret amazonienne, et ca se voit, la vegetation est dense et sauvage, le relief vallonne et abime.     


LE CHE, HEROS OU TYRAN ?
Ernesto Che Guevara n'etait ni bolivien ni cubain, mais argentin. Il a atterri en Bolivie dans le cadre de sa campagne revolutionnaire pour delivrer les peuples d'Amerique du Sud de l'imperialisme americain. Fidele ami de Castro (sans jeu de mots !), c'est ce dernier qui "l'enverra" mener sa guerilla en Bolivie. Pourquoi la-bas ? Notamment parce que le pays est alors sous l'emprise d'un dictateur, mais aussi pour sa position centrale (avec de nombreuses frontieres avec les voisins : Bresil, Argentine, Chili, Perou et Paraguay), et donc strategique pour toucher un maximum de monde. 
Le Che pronait de beaux ideaux, comme l'egalite des classes, mais les moyens utilises pour parvenir a ses fins etaient loin d'etre irreprochables. Malgre tout, beaucoup ont tendance a occulter cet aspect douteux de l'action du Che pour n'en garder que l'image d'une victime, d'un heros.


La, chacun sa position. De toute facon en Bolivie, le Che on connait pas, ou du moins tres peu. D'ailleurs a l'ecole il n'apparait dans aucun livre d'Histoire... De son cote, le hameau de La Higuera est devenu, depuis quelques annees seulement, le "terminus" de la route du Che, circuit touristique ponctue des differents lieux ou le Che a fait halte, jusqu'au dernier : la quebrada del Churo, au fin fond de la vallee que domine La Higuera, ou il fut capture le 8 octobre 1967.
Certains habitants profitent bien de ce nouvel attrait pour leur village pendant que d'autres, au contraire, semblent vouloir oublier ce pan de l'histoire. Et quand on nous raconte les dernieres heures du Che, il ne faut pas tout avaler car la encore, chacun y va de son anecdote : "moi, je lui ai servi son dernier repas !... la, ce sont les vetements que portait le Che quand il fut execute" (ah bon ? et les balles de fusil, ca laisse pas de traces dans la chemise ? et ces traces de sang paraissent bien fraiches pour avoir + de 40 ans !).

Le lieu ou le Che fut capture (enfin a quelques centaines de metres pres...)

Bref, vous l'aurez compris, il y en a a prendre et a laisser, apres a chacun d'en faire son idee. Le Che, comme tout personnage culte de l'histoire, aura a jamais ses fans... et ses detracteurs.
HASTA LA VICTORIA SIEMPRE !


... Notre court sejour a La Higuera aura ete bien sympa entre ballades, histoireS du Che, bons ptits plats d'Ivanna et farniente, le tout dans un cadre nature a souhait !
Il est temps pour nous de reprendre notre route, et de quitter celle du Che, direction : Cochabamba. Quitter La Higuera s'averera + facile que d'y arriver ; coup de bol ou bien est-on enfin rodes ?

Par Ju & Alex - Publié dans : BOLIVIE
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Lundi 8 juin 2009

Ouf, seulement 4h de bus pour rejoindre la ville de Sucre (capitale constitutionnelle de la Bolivie), ca nous change des 10h ou +. Malgre ses + de 230 000 habitants, Sucre degage une atmosphere sereine, avec son architecture baroque et coloniale, certains quartiers ont un petit air d'Espagne (normal nous direz-vous, puisque cette nation est venue envahir le terrain il y a plusieurs centaines d'annees de cela...).

Notre 1ere journee a Sucre sera placee sous le signe des "corvees" entre : le parcours du combattant pour trouver un cyber-cafe qui a Skype (et qui fonctionne vraiment !) pour telephoner a SFR et verifier qu'ils ont bien ferme notre ligne, l'attente au poste de police pour obtenir une declaration de vol qui finalement nous sera refusee car le delit a eu lieu dans une autre circonscription (pas de declaration, pas de remboursement des mois inutilises !), et enfin, trouver un studio photo susceptible de reparer notre appareil : notre choix s'arretera sur une boutique tenue par ... des japonais ! Bon instinct : 24h et 50$US plus tard, notre joujou sera comme neuf (enfin presque, exceptees ses multiples bosses).

La ville c'est bien, mais un peu de nature parfois ca fait du bien aussi ! Nous voila donc partis a la decouverte des villages Jalq'a ou vivent des indiens, en plein coeur de la cordilliere des Frailes. Ici, on parle le Quechua... pour certains l'espagnol... et parfois un mix des 2, bref pas toujours facile de se faire comprendre. Nous choisirons de nous poser au village de Chaunaca qui compte une 60aine d'habitants, une ecole, une eglise et une "boutique". Autant dire qu'a notre arrivee, le seul endroit "vivant" etait l'ecole et pour cause, c'etait l'heure du ptit dej.


La maitresse nous proposera de le partager avec eux (on goutera notre 1er "api" : boisson typique du matin, une sorte de soupe a la pomme) en attendant le retour du gerant du centre d'information du village qui fait office de dortoir.
Les enfants retournent en classe, on sort un bouquin pour patienter... quand sonnera l'heure du midi, toujours pas de gerant. La maitresse nous prendra une nouvelle fois en pitie et nous partagerons le repas avec les enfants. Nous ne nous attendions pas a un tel accueil mais finalement ce n'est pas plus mal car ici, on ne trouve rien a manger. Nous finirons par apprendre que notre homme ne rentrera pas avant la nuit... il existe un plan B : dona Ernestina, la petite mamie qui tient la "boutique" du village. Sauves ! Nous ne dormirons pas dehors ! Ernestina nous proposera le 2nd lit qui occupe sa chambre-salle a manger-boutique, en plus de quoi elle nous mijotera un "aji picante" (pommes de terre en sauce piquante avec... du riz, pour changer ;-) Et meme si Alex s'est senti un peu mal a l'aise de dormir dans la meme piece qu'elle, il faut bien avouer qu'elle nous a rendu un bien grand service !


Des le lendemain, nous pourrons enfin partir marcher en direction de Marangua, petit village niche au creux d'un cratere cause par la chute d'un meteorite (ou du moins est-ce l'hypothese la + plausible avancee). Le paysage est superbe, des falaises ocres qui contrastent avec les cultures en etages et partout, un relief temoin de la rencontre des plaques tectoniques (voir photos, ca sera surement + clair). Mise a part l'aspect "ballade", notre venue a Maragua sera aussi l'occasion d'apporter quelques fournitures a l'ecole qui en a bien besoin, de par son isolement geographique. On soupconne d'ailleurs la libraire de Sucre d'avoir saisi l'objet de nos achats puisqu'elle a pris le soin de nous donner des cahiers avec des illustrations differentes en couverture. 


En rentrant a Chaunaca, a notre grande surprise, le gerant du centre d'information etait de retour ; c'est dans cette petite cabane que nous passerons la nuit... par contre, nous ne raterons pas une derniere occasion d'aller manger chez Ernestina ! 

Pour rentrer a Sucre, alors que nous attendions le bus au bord de la route (les locaux nous ayant dit qu'il passerait vers 9h... 10h ou encore 10h30... ca aussi c'est la Bolivie ! et c'est la meme chose pour les temps de rando : pour aller a Maragua, on avait eu plusieurs versions allant de 4h a 10h aller-retour !), c'est un camion (genre betaillere a ciel ouvert, mode de transport tres utilise par les villageois car + economique) qui passera : allez, soyons fous, grimpons ! Et meme si nous arriverons a Sucre recouvert de poussiere et avec le dos meurtris par les secousses, l'experience en valait la peine car nous revenons aussi avec des images plein la tete (et malheureusement, pas plein l'appareil photo, pas toujours evident a sortir dans ces moments la). 


Le dimanche dans la region de Sucre, il y a le grand rdv du marche artisanal (mais aussi fruits et legumes et autres bric-a-brac) de Tarabuco. Pour cette occasion, les indiens arrivent des environs par camions entiers, ou a dos d'ane ou encore a pied... Pendant que sur la route de Sucre, debarquent des bus entiers remplis de touristes qui viennent faire leurs emplettes... il faut avouer qu'il est tentant de depenser tout son argent tellement il y a de belles choses... malheureusement nos sacs a dos ne sont pas extensibles a souhait, alors nous devrons freiner notre fievre acheteuse, mais pas mitrailleuse pour une fois car dans la foule, il est plus facile de se faire discret ;-)


Notre sejour dans la region se termine, il est temps pour nous de partir sur les traces du Che Guevara, direction le village de La Higuera a bord de notre 1er bus de nuit bolivien... suspense...

Par Ju & Alex - Publié dans : BOLIVIE
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