Bon, on l´avoue, comme on n´etait pas trop inspire pour le titre, Alex s´est lache et on a dit banco !
La gare routiere de Buenos Aires est une vraie fourmilliere : une centaine de quais d´embarquement, des milliers de voyageurs et des bus qui arrivent et repartent sans arret. Pour trouver le bon
bus, c´est la croix et la banniere. Heureusement, nous avions pris un peu d´avance. En grimpant a bord, on nous distribue un tract : une pub ? non, une info sur la dengue qui sevit dans la region
vers laquelle nous nous dirigeons... sympathique ! Meme pas peur, nous prenons place a bord, et la nous pouvons enfin verifier la reputation des bus argentins : gros fauteuil inclinable, quasi a
l´horizontal, hotesse de bord et plateau repas (chaud ! ca change du sandwich jamon y queso = jambon-fromage !), boissons a volonte, plaid et oreiller, la totale quoi ! Bref, ca aide a faire
passer les 20h de route.
Nous voila enfin a Puerto Iguazu, petite ville du nord-est de l´Argentine, voisine du Paraguay et du Bresil dont elle est separee par un fleuve. C´est sous le cagnard du debut d´apres-midi (et
ici, ca cogne dur - ca nous change des triples epaisseurs de la Patagonie) que nous partirons a la recherche d´une chambre... sauf qu´on est la veille de la semaine sainte, alors soit c´est
complet, soit c´est hors de prix ! En perseverant un peu (plus d´une heure tout de meme !), on tombera par hasard sur un hospedaje (chez l´habitant) tenu par une charmante Maria. Pour le prix
d´un dortoir, c´est avec soulagement que nous prenons possession d´un petit bungalow rien que pour nous, au fond du jardin.
Encore une fois, cette etape ne sera pas de tout repos pour la chtite vadrouille. A peine remis du trajet en bus, des le lendemain nous partons a la decouverte du parc national d´Iguazu et de ses
celebres chutes. On nous avait parle d´une petite excursion de 4h... il nous faudra le double pour profiter pleinement de ce site envoutant niche au coeur d´une jungle luxuriante et toute la
faune qui va avec (coatis - genre de fourmilliers, big araignees et fourmis, lezards, une sorte de cochon d´inde geant, singes, papillons de toutes les couleurs - qui avaient l´air
de particulierement aimer Alex - voir photos).
Plus de 200 chutes (dont les imperssionnantes "gorges du diable", les plus souvent photographiees, vue du ciel, qui donnent a la fois sur les cotes argentin et bresilien du parc), et 300 photos
plus tard, c´est a reculons que nous quittons le parc, avec en tete l´idee d´y retourner des le lendemain, cote bresilien cette fois ! ... Et bien on aurait mieux fait de s´abstenir. De ce
cote-la, on doit se contenter d´une seule passerelle au-dessus des gorges. La vue y est saisissante, certes, mais le lieu est ENVAHI de touristes. Il faudra jouer des coudes pour tirer une photo.
M´enfin, on a mis les pieds au Bresil !
Mission Iguazu accomplie, nous redescendons de quelques centaines de kms jusque San Ignacio, ou se situent les ruines d´une des plus belles missions jesuites.
Un peu d´histoire (on vous entend souffler, ne vous inquietez pas ca sera bref) : creees par les jesuites a la fin du XVIe siecle, les missions avaient pour... mission (!) d´evangeliser les
horribles et paiens indiens. Pour les sauver de leur situation deplorable, les jesuites vont piocher dans la population indienne une main d´oeuvre de 1er choix en echange d´un toit et d´une
conversion religieuse dans les regles de l´art (bon ok c´est tres synthetique mais comme ca c´est clair). Les ruines des missions, tout comme les chutes d´Iguazu, sont classees au Patrimoine
Mondial de l´Unesco (comme quoi, il faut pas grand chose - lol).
Dans l´apres-midi, nous rattraperons un bus, direction Salta, notre prochaine etape (ou nous sommes deja, mais bon la ca fait 2h qu´on est sur internet alors on en a marre ;-).