Les 3h de route de La Paz a Copacabana nous mettront deja dans l'ambiance : fini le tumulte de la capitale, la pollution et les klaxons, a nous la quietude et la douceur de vivre qu'inspirent les
paysages vers lesquels nous nous dirigeons. D'abord cette immense etendue d'eau bleue azur, le celebre lac Titicaca (dont les 8340 kms2 et les 3812m d'altitude en font le lac naviguable le plus
haut du monde - on a l'impression de faire pleins de trucs "les + hauts du monde" en ce moment ;-) et puis, en toile de fond, la cordilliere royale et ses sommets enneiges = a vous couper le
souffle (au sens propre comme au figure d'ailleurs !). A mi-chemin, on devra traverser un detroit du lac : les passagers grimperont a bord d'une barque a moteur tandis que le bus, lui,
naviguera sur un "bac" ou disons plutot une grande planche de bois (seules quelques mamas resteront a bord, flemmardes ou habituees au voyage ?).
Copacabana est une petite ville charmante, blottie dans une peninsule au bord du Titicaca. Nous en ferons le tour assez rapidement : sa jolie cathedrale toute retapee a
l'occasion d'une visite de Jean Paul II (sur le parvis, nous assisterons par hasard a un rituel frequent ici : le bapteme de vehicule. Les gens viennent faire asperger d'eau benite leur nouvelle
voiture ou, a defaut, une maquette de celle qu'il desirerait posseder, afin d'etre protege par la bonne etoile), son bord de lac avec les paillotes qui vous servent la specialite locale (la
truite) a toutes les sauces, la rangee de pedalos qui attendent les touristes, son calvaire haut perche sur une colline qui surplombe la ville (panorama a couper le souffle, encore une fois,
voyez par vous-meme)...
Copacabana, c'est aussi la base ideale pour se rendre sur l´ile du soleil, a 2h de bateau. Alors, allons-y ! C'est en compagnie de Celia et Julien (rencontres a La Paz et
retrouves ici) que nous arpentrons en long et en large les sentiers de cette magnifique ile qui a des petits airs d'ile mediterraneenne, voire grecque meme, osons la comparaison ! Les fleurs et
les arbres contrastent avec un environnement plutot aride, les falaises plongent a pic dans le lac, les petites criques ou on irait bien faire une petite pause-sieste si seulement il ne
fallait pas tout remonter apres (mine de rien, on est a 4000m et meme si on a souvent tendance a l'oublier, notre respiration se charge de nous le rappeler !). Sur l'ile, quelques vestiges incas
sont encore presents, bien que pas mal abimes. Il y regne une atmosphere hors du temps, entre les anciens qui ne parlent que l'aymara, les anes (bientot + nombreux que les habitants) qui sont ici
les uniques moyens de transport, les lamas, moutons et autres cochons (attention, la on n'approche pas pour caresser !)...
Bref, on s'y sent bien, tout simplement. On se posera le soir venu dans un petit hotel sur les hauteurs du village Yumani : rien de tel qu'une petite biere apres l'effort (parait que ca limite
les courbatures - meme mon père le dit, et le fait, apres une rando velo ;-) face a un paysage de reve, sous les couleurs du soleil couchant, sensation d'etre seuls au monde (d'autant +
que la plupart des touristes se contentent d'un aller-retour dans la journee).
Fideles a notre habitude (= fuir les hordes de touristes), nous reprenons des le lendemain matin notre marche sur l'ile a la recherche d'une embarcation pour nous ramener sur le continent : mais
au village de Yampupata et non pas a Copacabana puisque c'est a pied que nous comptons y rentrer. Nous trouvons enfin une barque, et son proprietaire rameur, qui nous proposera la traversee
pour un prix interessant. La 1ere barque ou nous grimperons prenant l'eau de toute part, notre rameur nous propose de prendre plutot son bateau a moteur (+ cher bien sur) mais celui-ci
refusant de demarrer, c'est a bord d'une nouvelle barque que nous le verrons revenir nous chercher sur le ponton. Bref, l'aventure bolivienne continue...
C'est parti pour 30 mins de traversee a la rame, et les gars retrousseront leurs manches pour participer a l'effort (toujours a 4000m rappelons-le !). Une fois les pieds sur la terre ferme, c'est
parti pour 6h de marche a travers de magnifiques paysages et des villages pre-hispaniques etonnement bien conserves. Encore une fois, apres l'effort, le reconfort autour d'une bonne
mousse bien fraiche (ce n'est pas parce qu'on se retrouve a l'autre bout du monde qu'on va s'en priver ;-)
Et voila, il est temps pour nous de songer a notre depart pour le Perou... Sauf que voila : le Perou est en pleine greve generale suite a la tentative de l'Etat de vendre les terres des
indigenes a de grands groupes petroliers. En bref, nous voila "obliges" de patienter une journee de + a Copacabana, en attendant de savoir quand nous pourrons prendre notre bus et, avouons le, ce
n'est pas pour nous deplaire d'autant + qu'une bonne nuit de sommeil, apres ces 2 jours de marche, ne sera pas du luxe !
La Bolivie voudrait-elle nous garder un peu + longtemps... ;-)
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PS : rien a voir avec Copacabana ni avec l'ile du soleil, mais juste un ptit message a ceux qui nous lisent et nous postent des commentaires = CESSEZ DES A PRESENT tous ces compliments sur
les cheveux d'Alex, il devient dur a supporter et s'en vante a longueur de journee !
Nan j'rigole, en fait il en a meme un peu marre, c'est definitivement pas son truc !