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Samedi 13 juin 2009

17h : nous quittons Sucre a bord d'un bus cama (ou les sieges sont censes s'allonger quasi a l'horizontal) de la compagnie "Copacabana", un peu vieillot certes mais il a l'air de rouler... Nous ne dormirons de toute facon que tres peu, et par intermittence, puisqu'a chaque arret on s'efforcera de jeter un oeil par la fenetre (Ju : je savais que j'aurais du me mettre cote couloir) histoire de verifier qu'on ne sorte pas "par erreur" nos sacs des soutes ; il faut dire que depuis notre arrivee en Bolivie, on en a entendu des histoires... C'est lors d'un de ces "tours de garde" que j'apercevrais un homme penetrer dans la soute du bus... mais pas en ressortir : un fouilleur de bagages ou tout simplement un passager sans le sou, allez savoir... quoi qu'il en soit, ca nous a surpris 5 min mais apres tout, on est en Bolivie et on constate jour apres jour que tout est possible ici (un petit air d'Inde on vous dit !).
Nous etions partis pour aller jusqu'a Santa Cruz (terminus, arrivee prevue vers 8h du mat) quand le type qui nous a vendu les billets nous conseille, pour rejoindre de maniere + directe La Higuera, de descendre au village de Mataral (arrivee prevue vers 2h du mat) d'ou nous trouverons "sans souci" des bus "meme a 2h du mat, si si !".
On ne peut pourtant pas dire qu'on etait novices en matiere d'organisation et de temps de trajet boliviens. Mais cette solution nous economisant 10h de bus, pourquoi pas !
C'est ainsi que le bus nous debarque avec un peu de retard (4h du mat) a Mataral. Chose rassurante, nous ne sommes pas seuls : une mamie attend deja assise sur un banc depuis 2h ; nous prendrons place a ses cotes.

 
Le jour se leve... toujours pas de bus a l'horizon... quelques voitures nous passeront devant sans s'arreter malgre les cris et les sprints de mamie qui en a marre d'attendre (nous aussi !). Finalement, vers 8h on sera embarque par un type, moyennant quelques bolivianos bien sur. Une heure + tard, nous arrivons a Vallegrande ou nous trouverons assez vite un autre moyen de locomotion (un camion) pour nous rapprocher encore un peu + de notre but. 60 kms et 3h + tard, nous arrivons a Pucara, village fantome ou nous patienterons 2 bonnes heure avant de trouver un vehicule qui voudra bien nous emmener jusqu'a La Higuera (a 15 kms de la) pour un prix raisonnable contrairement aux propositions indecentes que nous avons refuse avant (et oui, ici ca se paye d'avoir une tete de "gringo").

22h apres avoir quitte Sucre, nous voila enfin arrives au hameau de La Higuera. Nous sommes accueillis par Ivanna, jeune femme bolivienne qui travaille dans la guesthouse "la casa del telegrafista" tenue par un couple de francais ! L'endroit est un veritable havre de paix, on a l'impresion d'etre au bout du bout du monde tellement le chemin parcouru pour y arriver nous a semble interminable. Nous passerons l'apres-midi allonges dans une chaise longue, au soleil, a bouquiner et sommeiller, bref a nous remettre du trajet. 


Les paysages ont change : nous ne sommes plus qu'a quelques encablures de la foret amazonienne, et ca se voit, la vegetation est dense et sauvage, le relief vallonne et abime.     


LE CHE, HEROS OU TYRAN ?
Ernesto Che Guevara n'etait ni bolivien ni cubain, mais argentin. Il a atterri en Bolivie dans le cadre de sa campagne revolutionnaire pour delivrer les peuples d'Amerique du Sud de l'imperialisme americain. Fidele ami de Castro (sans jeu de mots !), c'est ce dernier qui "l'enverra" mener sa guerilla en Bolivie. Pourquoi la-bas ? Notamment parce que le pays est alors sous l'emprise d'un dictateur, mais aussi pour sa position centrale (avec de nombreuses frontieres avec les voisins : Bresil, Argentine, Chili, Perou et Paraguay), et donc strategique pour toucher un maximum de monde. 
Le Che pronait de beaux ideaux, comme l'egalite des classes, mais les moyens utilises pour parvenir a ses fins etaient loin d'etre irreprochables. Malgre tout, beaucoup ont tendance a occulter cet aspect douteux de l'action du Che pour n'en garder que l'image d'une victime, d'un heros.


La, chacun sa position. De toute facon en Bolivie, le Che on connait pas, ou du moins tres peu. D'ailleurs a l'ecole il n'apparait dans aucun livre d'Histoire... De son cote, le hameau de La Higuera est devenu, depuis quelques annees seulement, le "terminus" de la route du Che, circuit touristique ponctue des differents lieux ou le Che a fait halte, jusqu'au dernier : la quebrada del Churo, au fin fond de la vallee que domine La Higuera, ou il fut capture le 8 octobre 1967.
Certains habitants profitent bien de ce nouvel attrait pour leur village pendant que d'autres, au contraire, semblent vouloir oublier ce pan de l'histoire. Et quand on nous raconte les dernieres heures du Che, il ne faut pas tout avaler car la encore, chacun y va de son anecdote : "moi, je lui ai servi son dernier repas !... la, ce sont les vetements que portait le Che quand il fut execute" (ah bon ? et les balles de fusil, ca laisse pas de traces dans la chemise ? et ces traces de sang paraissent bien fraiches pour avoir + de 40 ans !).

Le lieu ou le Che fut capture (enfin a quelques centaines de metres pres...)

Bref, vous l'aurez compris, il y en a a prendre et a laisser, apres a chacun d'en faire son idee. Le Che, comme tout personnage culte de l'histoire, aura a jamais ses fans... et ses detracteurs.
HASTA LA VICTORIA SIEMPRE !


... Notre court sejour a La Higuera aura ete bien sympa entre ballades, histoireS du Che, bons ptits plats d'Ivanna et farniente, le tout dans un cadre nature a souhait !
Il est temps pour nous de reprendre notre route, et de quitter celle du Che, direction : Cochabamba. Quitter La Higuera s'averera + facile que d'y arriver ; coup de bol ou bien est-on enfin rodes ?

Par Ju & Alex - Publié dans : BOLIVIE
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Lundi 8 juin 2009

Ouf, seulement 4h de bus pour rejoindre la ville de Sucre (capitale constitutionnelle de la Bolivie), ca nous change des 10h ou +. Malgre ses + de 230 000 habitants, Sucre degage une atmosphere sereine, avec son architecture baroque et coloniale, certains quartiers ont un petit air d'Espagne (normal nous direz-vous, puisque cette nation est venue envahir le terrain il y a plusieurs centaines d'annees de cela...).

Notre 1ere journee a Sucre sera placee sous le signe des "corvees" entre : le parcours du combattant pour trouver un cyber-cafe qui a Skype (et qui fonctionne vraiment !) pour telephoner a SFR et verifier qu'ils ont bien ferme notre ligne, l'attente au poste de police pour obtenir une declaration de vol qui finalement nous sera refusee car le delit a eu lieu dans une autre circonscription (pas de declaration, pas de remboursement des mois inutilises !), et enfin, trouver un studio photo susceptible de reparer notre appareil : notre choix s'arretera sur une boutique tenue par ... des japonais ! Bon instinct : 24h et 50$US plus tard, notre joujou sera comme neuf (enfin presque, exceptees ses multiples bosses).

La ville c'est bien, mais un peu de nature parfois ca fait du bien aussi ! Nous voila donc partis a la decouverte des villages Jalq'a ou vivent des indiens, en plein coeur de la cordilliere des Frailes. Ici, on parle le Quechua... pour certains l'espagnol... et parfois un mix des 2, bref pas toujours facile de se faire comprendre. Nous choisirons de nous poser au village de Chaunaca qui compte une 60aine d'habitants, une ecole, une eglise et une "boutique". Autant dire qu'a notre arrivee, le seul endroit "vivant" etait l'ecole et pour cause, c'etait l'heure du ptit dej.


La maitresse nous proposera de le partager avec eux (on goutera notre 1er "api" : boisson typique du matin, une sorte de soupe a la pomme) en attendant le retour du gerant du centre d'information du village qui fait office de dortoir.
Les enfants retournent en classe, on sort un bouquin pour patienter... quand sonnera l'heure du midi, toujours pas de gerant. La maitresse nous prendra une nouvelle fois en pitie et nous partagerons le repas avec les enfants. Nous ne nous attendions pas a un tel accueil mais finalement ce n'est pas plus mal car ici, on ne trouve rien a manger. Nous finirons par apprendre que notre homme ne rentrera pas avant la nuit... il existe un plan B : dona Ernestina, la petite mamie qui tient la "boutique" du village. Sauves ! Nous ne dormirons pas dehors ! Ernestina nous proposera le 2nd lit qui occupe sa chambre-salle a manger-boutique, en plus de quoi elle nous mijotera un "aji picante" (pommes de terre en sauce piquante avec... du riz, pour changer ;-) Et meme si Alex s'est senti un peu mal a l'aise de dormir dans la meme piece qu'elle, il faut bien avouer qu'elle nous a rendu un bien grand service !


Des le lendemain, nous pourrons enfin partir marcher en direction de Marangua, petit village niche au creux d'un cratere cause par la chute d'un meteorite (ou du moins est-ce l'hypothese la + plausible avancee). Le paysage est superbe, des falaises ocres qui contrastent avec les cultures en etages et partout, un relief temoin de la rencontre des plaques tectoniques (voir photos, ca sera surement + clair). Mise a part l'aspect "ballade", notre venue a Maragua sera aussi l'occasion d'apporter quelques fournitures a l'ecole qui en a bien besoin, de par son isolement geographique. On soupconne d'ailleurs la libraire de Sucre d'avoir saisi l'objet de nos achats puisqu'elle a pris le soin de nous donner des cahiers avec des illustrations differentes en couverture. 


En rentrant a Chaunaca, a notre grande surprise, le gerant du centre d'information etait de retour ; c'est dans cette petite cabane que nous passerons la nuit... par contre, nous ne raterons pas une derniere occasion d'aller manger chez Ernestina ! 

Pour rentrer a Sucre, alors que nous attendions le bus au bord de la route (les locaux nous ayant dit qu'il passerait vers 9h... 10h ou encore 10h30... ca aussi c'est la Bolivie ! et c'est la meme chose pour les temps de rando : pour aller a Maragua, on avait eu plusieurs versions allant de 4h a 10h aller-retour !), c'est un camion (genre betaillere a ciel ouvert, mode de transport tres utilise par les villageois car + economique) qui passera : allez, soyons fous, grimpons ! Et meme si nous arriverons a Sucre recouvert de poussiere et avec le dos meurtris par les secousses, l'experience en valait la peine car nous revenons aussi avec des images plein la tete (et malheureusement, pas plein l'appareil photo, pas toujours evident a sortir dans ces moments la). 


Le dimanche dans la region de Sucre, il y a le grand rdv du marche artisanal (mais aussi fruits et legumes et autres bric-a-brac) de Tarabuco. Pour cette occasion, les indiens arrivent des environs par camions entiers, ou a dos d'ane ou encore a pied... Pendant que sur la route de Sucre, debarquent des bus entiers remplis de touristes qui viennent faire leurs emplettes... il faut avouer qu'il est tentant de depenser tout son argent tellement il y a de belles choses... malheureusement nos sacs a dos ne sont pas extensibles a souhait, alors nous devrons freiner notre fievre acheteuse, mais pas mitrailleuse pour une fois car dans la foule, il est plus facile de se faire discret ;-)


Notre sejour dans la region se termine, il est temps pour nous de partir sur les traces du Che Guevara, direction le village de La Higuera a bord de notre 1er bus de nuit bolivien... suspense...

Par Ju & Alex - Publié dans : BOLIVIE
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Mercredi 3 juin 2009

Une nuit a Uyuni nous aura suffit. Des le lendemain, nous emprunterons notre 1er bus bolivien, sans trop savoir a quoi nous attendre… Uyuni - Potosi = 208 kms de piste, 6h de trajet ! Au bout d’une heure, le bus s’arrete net, il vient de peter une durite. Le chauffeur, qui n’a pas l’air surpris, enfile sa combinaison de mecano et, aide d’un passager, mettra une demie heure seulement a reparer la panne. C’est reparti et malgre ce contre-temps, magie de la Bolivie, nous arriverons a l’heure a Potosi.


Ville de plus de 100 000 habitants la plus haute du monde (avec 4090m d’altitude, elle bat meme Lhassa !), Potosi est inscrite au Patrimoine Naturel et Culturel de l’Humanite, notamment de par son architecture baroque. Il est agreable de flaner dans ses petites ruelles pentues, bordees de maisons colorees aux balcons en bois.

Mais la ville de Potosi, c’est aussi et surtout son “Cerro rico” (= montagne riche) qui renferme une quantite considerable de mineraux dont de l’argent. Exploite depuis 1585, le cerro aurait degage suffisament d’argent pour construire un pont jusque Madrid ! Principale source de richesse de la ville, mais aussi principal interet touristique, le cerro et ses 120 mines (soit pres de 1000 galeries) sont visitables.

 
Braves touristes que nous sommes, curieux du folklore local, nous decidons de partir a la decouverte de ce monde obscur…
Tout commence par un “pedibus” : effectivement, comme (presque) prevu par l’agence, on viendra nous chercher… a pied (imaginez une 10aine de touristes a la queue-leu-leu dans les ruelles de Potosi), ca commence plutot bien. Pas bien grave… On arrive aux vestiaires ou l’on nous donne notre equipement : sur-pantalon, veste, bottes (pour info en Bolivie, le 44 c’est du 42 !), casque et lampe frontale. Une fois equipes, on ressemble plutot a des Playmobils, on prend la route en direction du marche aux mineurs. La,  je suis un peu decu car on ne pourra pas acheter de dynamite a 15 bols, soit 1.50 euro, car la mine ou l’on va en est plutot bien dotee ! On se contentera donc d’acheter des feuilles de coca, des cigarettes et quelques boissons rafraichissantes. Avant de partir, notre guide nous fera tout de meme gouter le “reconfort du mineur” : de l’alcool a 96 degres (“buvable”, c’est ecrit sur la bouteille !). Hippsss, ca y est, nous sommes prets, direction : la mine.


Ca commence bien, 1 minute a peine apres avoir penetre dans la galerie, Julie glisse sur une flaque de boue et se retrouve parterre (decidemment, je ne sais pas ce qu’elle a en ce moment ;-) Nouveau depart, cette fois-ci c’est le bon, petit a petit nous disons au-revoir a la lumiere du jour pour nous retrouver dans les entrailles de la montagne, rencontrant de temps a autre les mineurs en plein travail (certains forent, d’autres piochent, d’autres installent des batons de dynamite pour deblayer le passage… ou d’autres encore poussent les wagons remplis de mineraux : n’est-ce pas ce que l’on appelle par chez nous des galibots ? je me trompe surement, merci d’eclairer ma chandelle…).


Drole de sensation que de parcourir, dans un air vicie, plusieurs centaines de metres de ce labyrinthe constitue de boyaux dans lesquels nous progressons, parfois courbes, ou empruntons de simples echelles en bois pour descendre d’une 30aine de metres. L’echange avec les mineurs est un peu particulier certes, ils disent bien quelques mots sur leur dur labeur ou se laissent photographier (parfois par des touristes bien peu respectueux), mais ils savent tres bien que nous avons quelques “cadeaux” pour eux. Cerise sur le gateau de notre visite : la mise a feu d’une 10aine de batons de dynamite alors que nous ne sommes qu’a quelques metres de la (l’onde de choc et le bruit de la detonation sont impressionnants !). Derniere rencontre dans la mine, avec “Tio”, la divinite des mineurs qui leur assure une bonne production (enfin, pas toujours), et nous voila de retour a l’air libre. Ouf, ca fait du bien ! Finalement, le metier de comptable, c’est pas si mal ;-)


Autre visage de Potosi, sa grande braderie du dimanche ou se melangent les stands de bibelots (particulierement kitsh), de jeux de foire, d'artisanat, de sucreries que les boliviens se font un plaisir de gouter (pas bon pour les dents tout ca)... 


On aura aussi enfin l'occasion d'aller voir le celebre film "Slumdog Millionaire" qui se deroule en Inde (et qui en reproduit une image authentique), a 1 euro la seance de cine, ca serait dommage de s'en priver !
 


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Petit aparte…

Au bout de 9 mois de voyage, j’ai reussi a refiler mon “perrinisme” (= maladresse) a Julie : en voulant photographier une eglise dans les rues de Potosi, elle s’est pris le pied, et meme la jambe, dans une grille d’egouts, lachant l’appareil photo qui a fait quelques galipettes sur le bitume. Gravement endommage, sans doute l’obturateur casse, nous nous retrouvons actuellement depourvu de notre arme fetiche ; un bien grand malheur dans ce pays ou chaque scene meriterait d’etre immortalisee.

NB : pour l’expedition dans les mines, nous remercions Pierre Yves et Marie, 2 tour du mondistes rencontres a San Pedro de Atacama, pour avoir joue les reporters photo pour nous. Et puisque nous suivons le meme itineraire, nous partagerons quelques journees de plus avec eux, avec grand plaisir !

 

PS de derniere minute : dans la serie “la chtite vadrouille a la poisse”, on s’est fait voler notre telephone portable dans notre chambre d’hotel (on avait pourtant ete prevenus…) … Encore une fois, ya pas eu mort d’homme, mais ya plus qu’a esperer que notre voleur n’en a pas profite pour appeler tous ses copains… 


Par Ju & Alex - Publié dans : BOLIVIE
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Mardi 2 juin 2009

27 mai, 8h du mat : nous quittons San Pedro de Atacama a bord du mini-bus de l’agence Cordillera avec 3 autres voyageurs (2 francais et une americaine) avec qui nous partagerons cette excursion de 3 jours a travers le sud-lipez (l’altiplano bolivien), direction Uyuni.


1h + tard, nous atteignons le poste frontiere bolivien, petite cabane plantee au milieu de nulle part. Le temps de faire les demarches, de prendre le petit dej en plein air et surtout en plein vent (nous aurons la visite d’un renard du desert !), et nous voila repartis, cette fois a bord d’un 4*4 – nous comprendrons vite pourquoi, puisque pendant 3 jours, nous n’emprunterons que des pistes et parfois meme, nous les inventerons. Heureusement, notre chauffeur-guide, Ravier, connait son vehicule par coeur… jusque dans ses moindres caprices ;-)


Les paysages que nous traverserons durant cette excursion sont peut-etre parmi les + spectaculaires depuis le debut de notre voyage, avec toujours cette sensation d’etre seuls au monde : desert de sable, “foret” de rochers faconnes par le vent (on l’appelle le “desert de Dali”), plaine de cactus geants, lagunes blanche, verte, ocre avec leur colonie de flamants roses et partout autour de nous, des montagnes, des volcans et encore et toujours des lamas et des vigognes qui, de toute facon, ne sont bien qu’a cette altitude.


Le froid et le vent etaient egalement au rdv (ce qui ne nous empechera pas de nous baigner dans une piscine d’eau thermale a 35 degres), nous forcant a dormir tout habille dans nos duvets, sous 5 couvertures… petit luxe pour notre 2e nuit, a l’hotel de sel (ou tout est fait… de sel ! les murs, le sol, les lits, tables, chaises…) ou nous aurons le droit a une douche chaude !
Clou de l’excursion : le lever du soleil (meme si quelques nuages avaient decide de se pointer ce matin-la…) sur l’immense Salar d’Uyuni. Avec une superficie de + de 11 000km2, il est le salar le + grand du monde. En hiver, lorsque les fortes pluies sont de retour, il redevient lac.


Grand moment d’emotion que de se retrouver sur cette immense etendue blanche, telle une couverture de neige, qui semble ne pas finir. Une fois de +, l’appareil photo n’a pas arrete 1 seconde.
 
 

… Dur retour a la realite l’apres-midi meme, en arrivant dans la ville d’Uyuni ou le vent violent envoie des rafales de sable qui s’engouffrent dans les rues, en apportant au passage des sachets plastiques et autres dechets volants non identifies… Apres une 1ere impression, plutot negative, de la ville, nous y decouvrirons aussi nos 1ers cliches de la Bolivie qui nous renverront quelques mois en arriere (un air d’Asie, d’Inde parfois meme), comme ces petites bonnes femmes avec leur jupe bouffante, leurs grosses chaussettes de laine remontees jusqu’aux genoux, leurs sandalettes en cuir, un plaid colore sur le dos (avec le bebe dedans !), et un chapeau melon sur la tete... les marches ou l’on trouve de tout et de rien pour pas un sou (fini les supermarches !), les bus deglingues… Nous revoila en plein decalage et… ca fait du bien !


Ce pays va nous plaire, on le sent deja. ..


Par Ju & Alex - Publié dans : BOLIVIE
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Vendredi 29 mai 2009
Alors que nous foulons la terre bolivienne depuis deja 3 jours, revenons sur notre sejour au Chili qui nous a semble passer tres vite, trop vite meme...

2.05 - 27.05.2009

Le Chili (enfin, le nord) nous a tout d´abord apparu trop comme chez nous, peut-etre parce que nous avons demarre avec toute une succession de villes dont la capitale. Il nous faudra attendre d´atteindre l´extreme nord pour nous sentir depayses (tiens tiens... comme en Argentine !). 
Images en vrac du pays : le Pisco qui fait mal a la tete, les sandwichs completo (viande, tomate, avocat, mayo - sympa au debut mais saoulant, et pas tres sympas pour la ligne ;-) au bout d´1 mois), les empanadas (encore et toujours, et on a pas fini d´en croiser sur notre route !), les asados (BBQ), les sequences observation pelicans - lions de mer, la cordilliere des andes continuellement dans notre champ de vision (on va pas s´en plaindre !), nos 1ers pas en altitude (depuis le Nepal...) dur dur !
  
Notre itineraire = Santiago, Valparaiso, La Serena, Arica, Putre, Iquique, l´oasis de Pica, San Pedro de Atacama.

Nos coups de coeur = les paysages de fous (on sait, on se repete mais c´est vrai !) avec une mention speciale pour le parc national de Lauca dans les environs de Putre, les camelidos (vigognes, alpagas, lamas - qui depuis chez nous representent souvent l´image de ces contrees lointaines), quelques rencontres inoubliables dont notre chere Maria, notre rdv avec la lune (meme si c´etait a travers un telescope, faut avouer que ca en jette !).

Nos petites deceptions = regret d´avoir "zappe" le sud du pays qui, d´apres ceux qui y sont passes, a l´air tout autant magnifique que le nord... pour un prochain voyage peut-etre (meme si la liste commence a s´allonger dangereusement ;-) va-t-il deja falloir renegocier des conges en rentrant ? Nan on deconne (ca c´est pour les chefs qui lisent le blog) !!!

A tres vite pour des nouvelles boliviennes (mais les connexions internet sont capricieuses ici...).
Par Ju & Alex - Publié dans : CHILI
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Mardi 26 mai 2009

Reveilles par le chauffeur du bus a 3h du mat' pour une "fouille" de nos sacs par la douane (en fait une main passee rapidement), nous arrivons a San Pedro de Atacama (petit village de 2000 habitants, et 4 fois plus de touristes, perdu au milieu du desert) un peu dans le coltard.
Rien de tel que la visite de plusieurs auberges (soit completes, soit trop cheres pour nous) pour nous reveiller. Nous nous faisons finalement accoster par un autochtone qui nous raconte qu'il vit avec une francaise, une lilloise de surcroit, et nous propose une chambre chez lui : pourquoi pas, ca pourrait etre un bon plan. Mais apres avoir passe 1h a discuter avec la lilloise (un peu space) autour d'un cafe, et attendu que la chambre se libere (ce qui ne devait prendre que 10 min au depart), nous avons tous les 2 une etrange sensation ; on ne se sent pas tres a l'aise dans cette maison. On prend donc notre courage a 2 mains, nous declinons l'offre et reprenons notre chasse a la chambre... ce qui ne sera l'histoire que de peu de temps. Une fois installes dans notre chambre "triple" (la classe !), hors de question de se reposer, il est temps de mener notre enquete aupres des agences de tourisme et de trouver les excursions qui nous conviennent (et oui, car ici, peu de chance de decouvrir la region par nous-memes sans vehicule). En somme, ce ne fut pas une journee de tout repos !


Le bon plan consiste en fait a prendre les excursions dans la meme agence histoire de pouvoir negocier un peu les prix. En ce qui nous concerne, nous opterons pour les lagunes Cejar en plein salar (desert de sel) et les geysers du tatio. Certes les paysages sont fantastiques mais mon Dieu, que de monde ! Il faut dire que toutes les agences du village proposent les memes excursions aux memes horaires, bref tout ce qu´on aime !




Mais quand meme, que ce soit pour se retrouver a nager ou plutot flotter (taux de sel plus important que la mer morte) au beau milieu du desert ou encore etre encercles par les fumerolles des quelques 70 geysers (a 4500m d´altitude, a 6h du mat, et par -18 degres), on peut vous assurer que ca vaut le detour... Par nos propres moyens, nous partirons a la decouverte des plus proches environs loin de la horde de touristes et a notre propre rythme :
- a VTT, a travers les paysages lunaires de la vallee... de la lune ! guides ou plutot suivis par un chien qui nous a pris en affection et a decide de nous accompagner pendant toute la matinee, ce qui representera 40kms tout de meme (on avoue qu´on a partage notre gourde et nos biscuits avec lui).


- a pied au coeur des canyons et sur la crete des dunes de la vallee de la mort
- a cheval (cadeau d´anniversaire de Ju) dans les oasis ou sont installes les communautes qui y cultivent leurs terres.


Notre sejour a San pedro de Atacama fut bien rempli et malgre les nombreux touristes on s´y est trouve pas trop mal, la preuve nous y sommes restes 5 jours... peut etre n´avions nous pas envie de quitter si vite le Chili... Et ce soir, c´est resto pour l´anniv de Ju alors je sors ma plus belle chemise (la seule en fait) pour l´occasion ;-)
PS : merci pour tous vos messages pour mes .. ans !

Demain, nous partons pour un periple de 3 jours qui va nous mener tout droit en Bolivie en passant par son fameux salar = Uyuni.
A suivre...


Par Ju & Alex - Publié dans : CHILI
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Jeudi 21 mai 2009
Bon une fois de +, desoles mais nous n´etions pas tres inspires pour le titre ;-)
Et la encore, c´est du ¨made by Alex¨.


Apres avoir ete si proches de notre prochaine destination, la Bolivie, nous nous en eloignons en redescendant le long de la cote jusqu´a Iquique. C´est ce que l´on pourrait appeler ´´reculer pour mieux sauter´´. Etrange strategie nous direz-vous, mais cela nous arrange bien pour la suite de notre programme : attaquer la Bolivie par le sud.
Iquique ne sera pour nous l´affaire que d´une nuit (ou nous aurons quand meme le temps d´aller faire un coucou aux lions de mer - ca va devenir une habitude !). Une atmosphere etrange regne dans cette ville ; on y debarque apres une longue traversee du desert, et soudain, les immeubles et maisons colores apparaissent en contrebas, derriere une immense dune de sable.


Ne nous reveillez pas pendant notre sieste !

Nous enchainons des le lendemain matin par la visite d´Humberstone, cite fantome vestige de l´age d´or du nitrate chilien (1880-1960). Perdue en plein desert, c´est une veritable ville qui s´est construite ici,organisee autour de l´exploitation miniere : marche, place, theatre, piscine, ecole, hopital... Pas moins de 5000 personnes habitaient ici. Elle est aujourd´hui entretenue par un groupe d´anciens ouvriers pour faire vivre le souvenir.


Tiens donc, la Foire de Lille ?!?

 De la, nous attraperons le prochain bus direction Pica, a une 50aine de kms. Lieu de villegiature le week-end pour les familles d´Iquique, le petit village de Pica est un oasis plante au milieu du desert. Il parait que l´on y trouve 1000 sortes de fruits... nous serons quelque peu decus, ca ne doit pas etre la saison, a part des oranges rien a l´horizon. Cela dit, cette pause nous a fait du bien (avant d´affronter la tempete touristique de San Pedro de Atacama), nous en avons meme profite pour prendre un bain dans la piscine naturelle d´eau tiede, entoures des chiliens (il faut dire que rares sont les touristes qui viennent se perdre ici) qui viennent barbotter la en famille.

Nous voila desormais de retour a Iquique, ou il ne nous reste plus qu´a attendre... minuit, pour prendre notre bus direction San Pedro de Atacama, derniere etape chilienne (sniff).
Par Ju & Alex - Publié dans : CHILI
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Lundi 18 mai 2009

Nous sommes remontes a l´extreme nord du pays, nous retrouvant a quelques encablures du Perou. A tel point, qu´a peine debarques a Arica, les chauffeurs de taxi nous proposent leurs services pour nous y emmener : “non merci, c´est pas pour tout de suite !”. Arica ne sera qu´une transition, apres 22h de bus, et avant de s´attaquer a l´altiplano chilien. La plupart des touristes vient ici pour surfer, nous nous profiterons de cette pause pour aller observer les lions de mer et pelicans qui squattent le port toute la journee en attendant le retour des pecheurs.


Notre prochaine etape sera nature (enfin !), a la decouverte du Parc National Lauca, coince a l´extreme nord Chili entre le Perou et la Bolivie. Notre “camp de base” sera le petit village de Putre, a 145 kms d´Arica. Beaucoup de touristes prennent des excursions au depart d´Arica et se contentent d´un aller-retour sur la journee, quel dommage ! Car d´une part, la region est magnifique et d´autre part, le village se situant a 3500m d´altitude, un temps d´acclimatation s´avere necessaire. De plus, les tarifs (on y revient toujours) des agences de voyages (et oui, ca ne fait pas partie de nos habitudes mais la, on n´a pas le choix !) sont nettement plus interessants au depart de Putre. On plannifie donc, des le lendemain, un tour dans le parc national Lauca et un 2nd, dans le Salar de Surire. Apres une bonne nuit de repos emmitoufles sous 2 enormes couettes (les nuits sont fraiches ici = 0 degre) et un petit dej royal (on en profitera meme pour confectionner notre pic-nic), on se met en route en compagnie de 4 autres touristes (2 israeliens et 2 coreens, du sud nous preciseront-ils avec le sourire !). Il faut bien avouer qu´on en a pris plein la vue (les photos parlent d´elles-memes).



Guides par notre… guide !?! Franklin, nous decouvrirons tout au long de la journee toutes les richesses (faune et flore) de cette region de l´altiplano : volcans enneiges, lagunes d´eau salee ou viennent atterrir les flamants roses, plaines desertiques… et partout, des lamas, alpagas, vigognes et une autre espece un peu bizarroide. Desormais, on sait faire la difference entre les 4 ! Et vous, parviendrez-vous a les reconnaitre ? 
                                

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On en profitera meme pour apprendre quelques mots d´Aymara, dialecte des Andes (tout comme le Quechua) que beaucoup de gens parlent encore ici. Autant vous dire que l´appareil photos a tourne a plein regime ! Petit bemol tout de meme, malgre notre jeune age, on ressentira les effets de l´altitude toute la journee (maux de tete assez violents) ; il faut dire qu´on montera a 4500m (meme le mate de coca n´y fera rien…). Malgre tout, la journee fut parfaite, ou presque… Sur la route du retour, notre guide a un peu trop forcé sur l´accelerateur (presse par 2 touristes du groupe qui devaient etre rentres pour 17h), sur une piste qui ne s´y prete pas trop. Le van tiendra le coup 10 min, avant de rendre l´ame, a quelques 50kms de notre but. 
Bien sur, comme tout bon chilien bien organise, Franklin n´a ni outils, ni telephone portable avec lui, ce qui nous obligera a pousser le van sur quelques kilometres (avez-vous deja pousse une voiture a 4500m d´altitude ? J´ai cru que ma derniere heure etait venue ! Pendant que Julie, elle, etait allongee dans le van deja a moitie assommee). Heureusement, une voiture s´est arretee et a bien voulu  embarquer Julie et les 2 israeliens presses, en plus de quoi elle s´est proposee d´appeler a l´aide. Le reste de la troupe continuera a pousser le van, en profitant des descentes que nous offre le relief pour avancer encore un peu. Ce n´est que 2h plus tard (une fois la nuit et la fraicheur tombees) qu´une autre voiture viendra nous chercher. Le comble c´est qu´elle aussi tombera en panne sur la route (nous sommes maudits !), et redemarrera enfin apres de multiples tentatives. Bref, il nous aura fallu 5h pour parcourir 80kms ! C´est ca aussi le Chili, tranquilo, tranquilo ;-)  

On ne vous cachera pas que nous ne participerons pas au tour du lendemain, dans le Salar de Surire, a notre grande deception mais il faut bien avouer que cette peripetie nous en a ote l´envie. Et puis, on se reconforte en se disant qu´il nous reste encore 2 salars a decouvrir sur notre chemin, 1 au Chili et 1 autre en Bolivie.

Julie, pleinement remise apres une bonne nuit de sommeil, profitera de notre dernier jour sur Putre pour s´offrir une viree a cheval, depuis le temps qu´elle me bassinait avec ca ;-)

En tous cas, la region est reellement splendide et nous ne pouvons qu´encourager les gens a pousser jusqu´ici.


A suivre dans le prochain episode de la chtite vadrouille : Iquique et San Pedro de Atacama, nos 2 dernieres etapes chiliennes (deja !?!). 

 

 

Par Ju & Alex - Publié dans : CHILI
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Jeudi 14 mai 2009

... non pas chez Lorette, mais chez Maria ! Il est des endroits qu´il est difficile de quitter. La casa de Maria en fait partie ! Nous avons ete accueillis comme des invites (pour un prix derisoire) dans une maisonnette coquette a l´image de sa proprio. C´est un endroit ou l´on a pris le temps, du bon temps, installes au fond du jardin, entre l´oranger et le citronnier, de temps a autre visites par un colibri, pour lire un bouquin ou pour tailler la bavette avec les autres voyageurs qui ont eu le nez fin d´atterrir ici (il faut dire que c´est un peu l´auberge espagnole), interrompus par la gentille Maria qui vient nous apporter un "cafecito" ou des figues fraiches du jardin... c´est sans parler des soirees sans fin autour d´un bon asaldo (= barbecue), en sirotant un verre de Pisco (alcool chilien produit dans la region) ou / et une tasse de the (pour Julie, par pour Alex, en fait je sais pas pourquoi on precise ;-), partagee dans la cuisine avec Maria et Anita (la jeune fille qui travaille la) ; l´occasion de parler de tout et de rien, mais aussi d´en apprendre un peu + sur l´histoire du pays : la dictature de Pinochet, la place et l´influence de l´Eglise catholique, le triste destin des indiens Mapuches... 

             Notre belge a nous : 
          Nico, le roi de l´asaldo !

... Bon a cote de ca, on a quand meme fait un peu de tourisme dans le coin. La Serena est une ville ou il est agreable de se ballader : ruelles pietonnes, eglises (29 en tout !), marche aux fruits et legumes, avec au coin d´une rue la surprise d´un petit groupe de musiciens qui balance pas mal (voir photo du papi en perruque blonde, excellent !)... et le bord de mer (un peu froide a cette periode de l´annee, mais il est toujours agreable de se poser sur la plage au soleil).


La Serena est aussi une base ideale pour aller a la decouverte de la verte Vallee del Elqui, celebre pour : 1) la fabrication du Pisco et 2) ses observatoires astronomiques (le ciel y est d´une purete exceptionnelle, avec 300 jours par an sans nuage ! on les envie ;-). Nous ne raterons aucun de ces 2 interets touristiques !


C´est en bande "internationale" (3 francais dont nous 2, 1 belge, 1 canadien et 1 australienne) que nous partirons, en voiture de loc, explorer la Vallee. Au passage, merci a notre chauffeur Pascal qui, mis a part un creneau rate dont on se souvient encore (et la carrosserie de la voiture aussi ;-), nous a promene toute la journee. Coin de verdure au milieu du desert, la Vallee est traversee par une route nationale bordee de chaque cote par des vignes jaunes, vertes et rouges (celles-la, c´est pour le Malbec !) et longee par le rio Elqui. Sur la route, nous ferons quelques haltes dans des petits villages dont le celebre Pisco de Elqui, rebaptise ainsi par les chiliens pour s´autoproclamer berceau de la boisson, titre conteste par les voisins peruviens qui ont fini par obtenir gain de cause. Peruvien ou chilien, nous nous ferons un plaisir d´y gouter (et pas qu´un peu ;-) directement a la source, a la distillerie Capel. Ainsi rechauffes, nous sommes prets pour une seance d´observation des etoiles dans l´un des nombreux observatoires que compte la Vallee. Un peu genes par la pleine lune, nous aurons quand meme la chance d´admirer : Saturne, quelques etoiles et nebuleuses et... la reine de la nuit : la lune ! Attention aux yeux...


Voila une journee bien remplie qui se termine. Ca tombe bien, demain c´est dimanche ! Le bon pretexte pour squatter "a la maison", tranquilles dans le jardin et de se faire un dernier barbecue (+ degustation de Pisco) avec nos amis... avant que n´arrive le moment des adieux. On vous l´a dit, dur dur de quitter cet endroit :-(

Mais de nouvelles aventures nous attendent, nous poursuivons notre montee vers le nord, direction Arica a 22h de bus (y´avait longtemps !). Sur la route, nous traversons le desert...


 

Par Ju & Alex - Publié dans : CHILI
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Jeudi 7 mai 2009

Chose promise, chose due, voici quelques cliches de notre traversee des Andes, de l´Argentine au Chili…

 

 


Nous voici donc a Santiago pour la… 3e fois ! Mais cette fois, nous prendrons le temps de decouvrir la ville. Notre 1ere sortie sera culturelle ! On en a tellement entendu parler qu´on ne pouvait pas le zapper : le musee d´art pre-colombien. Provenant de la Terre de Feu jusqu´au Mexique, des centaines d´objets sont ici exposes : ceramiques, sculptures, textiles… et meme des momies plus vieilles de 2000 ans que les momies egyptiennes !

Pour nous un des plus beaux arts que nous n´ayons jamais vu. Malheureusement, le rendu photo n´est pas terrible...

Il est une autre chose a ne pas rater a Santiago : la vue plongeante sur la ville depuis le sommet (880m) du cerro (= colline) San Cristóbal.


Le reste du temps, nous avons flane dans les rues, a travers les differents quartiers (etudiant, bobo, artiste…) et on avoue, apres 8 mois d´abstinence, on a fait les magasins.
Julie avait une terrible envie : s´acheter un jean, car le pantalon de rando, ca va un peu :-( (message pour ma vilaine : me crois-tu si je te dis que j´ai traine dans un mag style Le Printemps pendant 3h ?) Le plus beau dans tout cela, c´est qu´Alex n´a pas perdu patience, il a gentillement suivi, les cintres a la main.

3 jours a la capitale seront suffisants pour nous, c´est vers la cote que nous nous dirigeons desormais, direction Valparaiso
Ville de bord de mer, Valparaiso se decompose en 3 parties : le port (un peu glauque, un port quoi !), la ville basse (circulation intense et pollution) et enfin, le plus beau : les 45 "cerros" (on vous refait pas la traduction, cf ci-dessus) sur lesquels s´etagent des maisons de toutes les couleurs, tel un arc-en-ciel. On decouvre la ville en errant dans les rues, veritable labyrinthe (mine de crottes de chien), en empruntant les nombreux passages, ruelles pentues et "ascenceurs", sortes de petits funiculaires installes au pied de chaque cerro, bien utiles quand on est charge... ou fatigue de sa journee !  


La ville haute est un veritable support artistique pour ses habitants qui en utilisent chaque recoin (murs, lampadaires, bitume...) pour s´exprimer a leur facon : fresques, tags, slogans, mosaiques... de la couleur encore et encore ! Un veritable musee a ciel ouvert. Ville boheme par excellence, Valparaiso fut aussi lieu de residence du celebre poete chilien Pablo Neruda ("Le chant general", "Les vers du capitaine", ca vous dit quelque chose ?).


Cette etape sera pour nous synonyme de repos (si ca continue a ce rythme, on va revenir + qu´en forme !) et l´auberge ou nous logeons ("la Casaventura") s´y prete parfaitement avec sans doute les meilleurs matelas depuis 8 mois avec une bonne couette et un ptit dej royal, bref de quoi se sentir comme a la maison ;-)

7 mai, 23h (5h du mat le 8 mai heure francaise) : nous prenons un bus direction La Serena, a 430kms au nord, etape intermediaire avant de nous diriger vers le grand nord chilien.

PS : ici, ps de masque ni de paranoia autour de la grippe porcine (a part sur les unes des journaux nationaux bien sur). Jusque la, tout va bien... 

 

Par Ju & Alex - Publié dans : CHILI
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Qui sommes-nous ?

 
Alexandre (32 ans, Lillois) et Julie (31 ans, Lilloise - d'adoption !).
Voilà maintenant plus de 7 ans que nous nous sommes rencontrés, et que nous partageons une passion commune : les voyages. Aujourd'hui, c'est pour de bon que nous partons : 11 mois autour du monde.
... 1er aout 2009 : la chtite vadrouille est terminée, nous sommes de retour à la maison... le temps de se remettre DES décalageS et retour au boulot prévu dans une semaine... 

Pour nous contacter : julie_maddens@yahoo.fr

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